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La Gabelle ou impôt sur le sel

Si les impôts hier comme aujourd’hui n’ont jamais été populaires, il en est un qui fit parler de lui, c’est l’impôt sur le sel ou Gabelle.

Créé en 1340 par Philippe VI de Valois, il a été longtemps la plus grosse recette de la monarchie. Mais selon les régions il rapportait plus ou moins. Les provinces non productrices Région parisienne, Bourgogne et centre de la France étaient dites de grande gabelle et chaque habitant se devait d’acheter de 9 à 11.5 livres de sel par an (sel du devoir) aux marchands de sel du Roi dits Sauniers… cette exigence provoqua de nombreuses révoltes. Mais si comme de nombreuses provinces l’Aunis et la Saintonge étaient "redimés", c’est à dire qu’elles faisaient un versement forfaitaire et théoriquement définitif, dans l’Ile d’Oléron comme dans les autres régions productrices on a le droit de faire bouillir l’eau de mer ou d’acheter directement le sel aux salines de l’état.

En fait la gabelle n’y est pas un impôt obligatoire mais une contribution vaguement volontaire et sans suivi. Mais la production est surveillée pour éviter des achats intempestifs des faux sauniers qui iraient revendre ce sel bon marché dans les provinces de Grande gabelle où il est très cher. Les faux sauniers sont décrétés contrebandiers donc criminels d’Etat et risquent au mieux le bagne, au pire la roue (Mandrin en Dauphiné est étranglé puis roué à Valence le 26 mai 1755).
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