|
|
|
|
|
|
|
|
||
|
![]() Si la marée noire de l’Erika et toutes les marées noires qui ont touché et toucheront les côtes françaises continuent longtemps à défrayer la chronique, elles ont pratiquement toutes évité notre île. Et comme beaucoup des chroniqueurs n’ont de la géographie que des notions très vagues, il est bon de préciser que les îles de Ré et d’Oléron ne sont ni en Vendée ni a fortiori en Bretagne, mais en Charente Maritime, ce qui est bien plus au sud, et leur a par conséquent évité le contact de la cargaison maudite du sinistre bateau. Les risques que les marées noires aient évité notre île ne veulent malheureusement pas dire que nous y échapperons toujours… En effet il est une terrible loi de la mer qui fait que le capitaine est maître après Dieu à son bord et qu’il se croit souvent maître après Dieu de la mer ce qui est évidemment une hérésie. Beaucoup de capitaines donc, sachant le coût d’un dégazement dans un port, préfèrent le faire en pleine mer en se disant, qu’en faisant cela au large, ils n’ennuient personne et c’ est une négligence d’autant plus criminelle, qu’ils sont informés par des directives internationales que la pollution de la mer est interdite parce que la mer est par nature mouvante et que ce que l’on rejette à un point de coordonnées n’y restera sûrement pas et finira quelque part sur une côte. Donc il n’est pas dit qu’un jour, comme cela s’est déjà trouvé, des galettes de goudron ne viendront pas s’échouer sur une de nos plages ou nos rochers. Mais nous n’avons pas subi la pollution de l’Erika et il est bon d’insister sur ce fait en remerciant le ciel d’avoir été hors de la portée des courants porteurs. |