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| L'Occupation |
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| Les allemands occupant l'Ile d'Oléron dés 1940, et jusqu'au bout de la guerre en 1945, en feront un bastion pour la protection des bases de Royan et de La Rochelle et du port de Rochefort. L'île recevra une ceinture de blockhauss et de bunkers dont il reste encore de nombreux vestiges peu esthétiques il est vrai, mais qui restent une trace évidente de l'histoire tragique de l'Ile d'Oléron. |
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Dés le début de l'occupation, les îles de Ré et d'Oléron seront considérées par les allemands comme des positions stratégiques et fortifiées dans ce sens. En Oléron, sous le commandement du Général Schaeffer, sont regroupés prés de 1 500 hommes dont un groupe d'artillerie de marine, naturellement le plus important, appuyé de compagnies de fantassins, de groupes d'artillerie anti-aérienne de l'armée de terre et une compagnie d'italiens, qui n'ont jamais paru convaincus d'être du même côté que leurs "alliés". |
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| La fortification de l'île se résoudra en construction d'une série d'ouvrages défensifs sur toute la périphérie et particulièrement sur les points dits sensibles : |
| » | Grandes plages à l'ouest de St.Trojan, et jusqu' à Vert Bois considérées comme pouvant accueillir un débarquement. |
| » | Pointe de Chassiron, parce que la plus occidentale, donc la plus disponible pour une observation des mouvements en mer. Et c'est là que seront installés radar et casernements. |
| » | Autour de St. Denis seront construits des ouvrages très importants, bunkers et blockhauss armés de fortes défenses avec des canons de 150mm, les plus gros de l'île. 27 ouvrages bétonnés sur 500m. |
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| En 1945, quelques semaines avant la fin de la guerre, le système défensif est pratiquement complet, et chaque point porte un nom d'animal. |
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| La garnison allemande est complétée par des militaires d'origines diverses dont les italiens cités plus hauts mais aussi des autrichiens, russes et polonais... |
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| La police nazie fait son travail et traque les moindres signes de résistance, comme le réseau monté par le groupe Echebarne qui est démantelé dés 1943. Echebarne et ses 3 principaux amis y trouveront la mort, deux fusillés et les deux autres en déportation. Mais la résistance persiste et en fin 1944 elle compte environ deux cents hommes et femmes qui sont approvisionnés en matériels par les FFI du continent par toutes sortes de ruses et de "manigances"... ils sont désormais connus sous le nom de code de Pré salé, allusion aux prés des anciens marais salants. Ces résistants seront la base des renseignements fournis aux troupes de l'opération Jupiter qui fin avril 1945, alors que Paris et la grande majorité de la France sont libérés depuis près d'un an, va servir à la libération définitive de l'île. |
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