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| Sur l’emplacement des premières fortifications connues de l’île et qui remontent aux wisigoth, c’est au 12è siècle qu’Aliénor d’Aquitaine ordonna la construction d’un fort qui puisse défendre l’île face au continent parfois occupé par des troupes hostiles. Mais c’est au 17è siécle que l’on doit l’élégante citadelle dressée face au continent, et à la mer. |
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| Historiquement |
| Sur ce site les wisigoths s’étaient retranchés pour résister aux francs mais leur fortin de rondins ne résista pas longtemps aux assauts et au feu des attaquants et ce fut la fin des wisigoths dans la région, ils filèrent bon train vers le sud et l’Espagne repoussant devant eux les Vandales. Il faut donc attendre les ducs d’Aquitaine et la grande Aliénor, pour voir s’édifier des fortifications de pierre avec un début de forteresse. Mais peu entretenu cet ensemble n’était plus que ruine lorsque sous Louis XIII et Richelieu, Pierre d’Argencourt commença l’édification de l’enceinte fortifiée côté mer entre 1630 et 1642. |
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| Il faut ensuite que Louvois et Vauban mettent leur grain de sel et envoient le chevalier de Clairville pour commencer le travail de la citadelle. C’ est à dire la clôture complète de la ville avec trois portes donnant, une vers Ors, une vers Dolus et une vers le port. La ville est alors coupée en deux, la vieille ville hors les murs et la ville fortifiée avec ses rues perpendiculaires et ses places installées stratégiquement. On laissa s’organiser le centre ville autour de la fontaine renaissance qui reste un des monuments les plus photographiés de la commune. |
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| Au cours des siècles qui ont suivi et jusqu’à la révolution de 1789, les gouverneurs de l’île étaient en même temps gouverneurs de la citadelle. Au cours du 19è siècle, l’entretien laissa longtemps à désirer et bien des ouvrages croulèrent de vétusté. La porte d’Ors disparut et ne fut pas remontée. Avec l’avènement de l’artillerie à longue portée et la puissance des obus perforants, la citadelle perdit rapidement sa vocation militaire qu’elle ne retrouva que lors de la seconde guerre mondiale lorsque les allemands décidèrent de fortifier non seulement la citadelle du Château mais toute l’île qui devint un avant poste du Mur de l’Atlantique. |
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| Le résultat ne fut pas heureux pour la vénérable citadelle, car elle devint la cible des bombardements alliés qui la réduisirent et le village avec évidemment en un amas de ruines que l’on a restauré progressivement mais avec trop peu de moyens pour que le résultat puisse être considéré comme fini. En fait il reste de très belles ruines qui parlent à l’historien, au photographe et au touriste et disent la grandeur passée. Quand on admire les proues de pierre qui avancent dans la mer par fort vent d’est, on se dit que l’homme a depuis longtemps su faire face aux puissances naturelles du vent et de la vague. |
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| La promenade dans la citadelle reste un moment privilégié au cours d’un séjour dans l’île. Les passerelles, les passages surélevés au dessus de l’eau, les douves, les bastions et redans, les murs que l’herbe envahit, le silence souvent troublé par le piaillement d’une mouette, tout évoque un passé guerrier. Et si l’on ferme un instant les yeux, on peut imaginer la foule qui en d’autres temps a occupé les lieux, les claquements, les cliquetis d’armes blanches, les ordres et les cris qui devaient occuper un espace maintenant trop vaste pour les quelques visiteurs que nous sommes, de ce monde endormi de l’histoire. |
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