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| La construction traditionnelle de la maison oléronaise |
est encore visible dans certains villages qui n'ont pas trop souffert des destructions successives. Notamment dans les secteurs nord ouest, entre La Cotinière et Chassiron, à Chaucre ou Domino, on retrouve alors les caractéristiques typiques avec le "quereux" petite cour entourée de maisons, déterminant un quartier ou canton de village, avec en général un puits collectif avec large margelle et chaque maison ayant un escalier extérieur permettant d'atteindre l'unique étage.
Si sur certaines façades, vous remarquez des pierres qui dépassent du mur, croyez moi, il ne s'agit pas d'oubli de maçon pressé mais de supports prévus pour y mettre des gaules à sécher le poisson, hors de portée de chiens ou chats errants. |
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On notera à Saint-Georges, qui reste le plus typique des villages de l'île, une maison, qui dit-on, fut érigée à la demande d'Aliénor d'Aquitaine au milieu de 12ème siècle, avec un porche exceptionnel et le tout étant aujourd'hui classé monument historique.
A Saint-Georges toujours, on remarquera les halles en bois qui datent du 19è et qui sont toujours très fréquentées surtout en saison. On passera sur les deux petits "châteaux" des familles Fournier et Briquet, qui ne datent que d'une centaine d'années, mais contribuent à donner au village son cachet particulier. |
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| A Saint-Denis on notera la maison Guillotin, rien à voir avec le célèbre Dr. Guillotin et sa terrible machine. Ici, il s'agit d'une bâtisse du 17ème avec une partie centrale haute et un beau toit d'ardoises bleues, garni d'un décor en losange toujours fait d'ardoises. Maison classée et bien entretenue elle ne peut passer inaperçue. |
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| Tous les villages de cette partie de l'île ont le même air avec leurs venelles et ruelles, puits, fours et escaliers extérieurs, et ces petites maisons éclatantes de lumière sur leurs murs blanchis à la chaux et fleuris de roses trémières... |
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Si on voulait résumer l'architecture paysanne d'Oléron, il suffirait de prendre en compte les données géographique et physiques pour approcher de la maison type :
Vent de la mer dominant du sud ouest : pas d'ouverture au vent dominant, pluies fréquentes mais non abondantes... pas de neige ou si rare… donc faible pente des toits. Vie collective très développée : quéreux et escaliers extérieurs, puits communs. Lumière solaire importante, donc fenêtres peu larges et ruelles étroites et tortueuses pour couper le vent et faire de l'ombre en été... terrain plat, donc aucune nécessité de monter les murs, maisons basses et allongées... les pierres sont taillées ou sciées au moulin, elles coûtent cher et sont utilisées pour linteaux, appuis et jambages, sans déborder du mur. Le mur est de pierres plates naturelles. |
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| En 1935 |
| L'intérieur de la maison est très simple, souvent une pièce à vivre, avec une cheminée au linteau de bois ou parfois de pierre posé sur des murs épais. Un bac à eau est placé devant une lucarne, souvent un œil de bœuf, il sert d'évier et aussi de baignoire pour les petits. Au 19è on a généralisé la pompe à bras qui permet le progrès suprême, l'eau dans la maison. |
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| La table est longue, épaisse, lourde et étroite, les bancs pour la longueur, des chaises paillées pour les deux bouts. Dans un angle un lit à rideaux, des coffres et parfois une armoire où sont rangés les vêtements et parfois aussi les biens auxquels ont tient le plus : le linge de maison, les papiers de famille. |
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| Dans l'âtre, un trépied et des chaudrons, à la crémaillère des accessoires de cuisine. Aux poutres du plafond, un fusil de chasse, un jambon, des cannes à pêche. Au mur, des portraits de familles, le calendrier des postes et surtout celui des marées. Le "cabinet" est au fond du jardin, une cabane, parfois adossée à une grange basse... une planche avec un trou, parfois deux... on doit pouvoir y faire la conversation. |
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