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Coincé entre la mer (courreau) et la forêt domaniale, le village de St-Trojan s’étire le long des rives du carrefour du grand village à la pointe de Manson, entre le vert des pins et le bleu de la mer la blancheur des maisons éclate au lever du soleil par son exposition plein est.

Administrativement : La commune de St-Trojan est de loin, la plus boisée de l’île, pratiquement 75% de son territoire est forestier. Elle compte environ 1 500 habitants que nous dirons "indigènes", mais continuellement du monde de passage ne serait-ce que dans ses hôtels, son centre de thalassothérapie et maisons d’enfants lui donnent une animation continuelle et non pas seulement estivale comme le reste de l’île.
Comme ailleurs on retrouve un bureau de poste et ses marchés... Si la gendarmerie d’Oléron gère le territoire du canton, St-Trojan dispose en période estivale d’un poste de gendarmerie détaché sur place. Le centre hélio marin qui est un établissement hospitalier spécialisé, des écoles primaire et maternelle publiques, un foyer départemental à Lannelongue. La Mairie qui a bien sur sa salle des fêtes, possède en plus ce qui est assez exceptionnel une salle vouée aux expositions, et un service d’animation. La Maison de l’huître oléronaise y a son siège, ainsi que le musée ostréicole. L’Office national des forêt s’y retrouve avec pignon sur rue : deux maisons forestières et une tour de surveillance incendie, Tél. (+33)5.46.76.00.18 / Fax (+33)5.46.76.15.77.
L’Office du Tourisme y reçoit des centaines de visiteurs, Tél. (+33)5.46.76.00.86 et Fax (+33)5.46.76.17.64
Si le train a disparu de l’île d’Oléron à par le petit train touristique de Boyardville, ici à St-Trojan, le petit train est une institution qui tient sa place.
La société de sauvetage en mer y a un poste de secours sur la grande plage.

Historiquement : Ici aussi le village existe depuis le 11è siécle, ici aussi on y a vu la construction d’une église romane et un village de pécheurs qui ont du toujours lutter pour résister à la puissance des vents du sud ouest qui irrémédiablement poussait les dunes de l’ouest vers l’Est et donc il advint au 17è qu’une tempête plus forte que les autres poussa les dunes de telle sorte que l’église et le village durent être abandonnés sous la menace de l’ensevelissement qui se produisit d’ailleurs au point que l’ancienne église se trouve sous la dune de l’actuelle maison forestière à l’entrée du village nouveau. La nouvelle église date elle, de 1661, et a subi différentes transformations dont la dernière est la refonte du plafond en 1982. Comme dans de nombreuses églises de bord de mer on y retrouve le navire ex-voto qui rappelle les dangers de la mer qui est à la fois mère et marâtre. Nous sommes là à l’extrémité Sud Est de l’île qui n’est séparée du continent que par le Pertuis de Maumusson qui à marée basse ne fait pas plus d’un kilomètre de large, alors qu’autrefois il était bien plus étroit, mais les courants y sont d’une telle puissance qu’ils creusent le sable du passage. Navigation très dangereuse. On prétend que le Seigneur de la Martière, au 14è siècle l’aurait traversé à l’aide d’une carcasse de tête de cheval pour ne pas se mouiller les pieds…
La forêt qui a été plantée au 19è siécle est une forêt de pins maritimes qui fixent les dunes…cela permit à des gemmeurs landais de venir y faire l’extraction de la résine…mais le rendement était tel qu’ils ont abandonné au bout de quelques années. Jusqu’ à la fin du 19è siécle, St-Trojan est un village de marins pécheurs, totalement isolé du reste de l’île. Les paludiers exploitent le sel des marais salants situés dans le creux de la côte exposée à l’Est et ils cultivent les oignons doux très bien adapté aux sables de St-Trojan. La récolte en était tellement importante qu’ils durent l’exporter vers La Rochelle et au delà, mais c’est l’ostréiculture au début du 20è siécle qui va bouleverser la vie de ces gens. C’est alors que poussent comme des champignons les cabanes d’ostréiculteurs le long des chenaux et autour du port qui sera agrandi en 1937. Ce port est équipé d’une bateau de sauvetage en bois de 10m à partir de 1984 et jusqu’ en 1950 (ce furent successivement le "Lebreton" utilisé jusqu’ en 1924 qui effectua 11 sorties puis le "Lucien Marie" jusqu’ en 1950 qui effectue lui quatre sorties).
De 1904 à 1935 le chemin de fer construit sa gare à l’entrée du village près du port. Il était la tête de ligne qui menait jusqu’ à St Denis.
En 1917 est construite sur le site de Lannelongue une base aérienne qui sera abandonnée l’année d’après. Les bâtiments rachetés, serviront de base au futur préventorium de l’Office public d’hygiène sociale du département de la Seine.
Par son exposition exceptionnelle tout au bout du courreau d’Oléron, exposé soleil levant, le courant chaud du gulf stream vient se perdre dans les sables et produit un climat exceptionnellement doux qui permet aux mimosas de fleurir en janvier. Ce climat a attiré depuis longtemps les services chargés des enfants malades des villes qui y bénéficiant de cette douceur retrouvaient vite leur santé dans des établissements spécialisés préventoriums et sanatoriums, qui ont laissé place ensuite à des centres de vacances ou de thalassothérapie.
C’est ce même climat qui a attiré dès la fin du 19è siécle des estivants qui s’y sont plus et ont créé le village moderne avec ses villas et ses maisons aux toits pentus et parements de briques qui n’ont rien à voir avec l’architecture traditionnelle du lieu. On y vit bientôt des etablissements de bains, casino, hôtels et pensions de familles et plus tard un cinéma…c’est à cette époque que St-Trojan est devenu St-Trojan les Bains.

A voir : Le village et le port, avec les cabanes ostréicoles multicolores et souvent délabrées, si ce n’est abandonnées... le centre du village lumineux sous le soleil de midi avec ses commerces et services en tous genres, dignes d’une plus grande bourgade que ce village de moins de deux mille habitants... l’hiver. Plus de dix mille l’été... qui donne une impression de foule quand ils viennent se promener "en ville" après le bain de mer et de soleil sur l’une des immenses plages de la commune. A signaler que le naturisme est autorisé sur un large espace de la grande plage... espace signalé par des panneaux.
Les promeneurs, marcheurs et randonneurs en tous genres, se feront un plaisir sur les kilomètres de sentiers pédestres dans la forêt de pins qui sent si bon l’iode, la sève et la mousse et où, en automne, on peut cueillir des champignons. Les peintres se régalent des paysages de sable et de pins tordus par les vents qui font des silhouettes d’une beauté infiniment variée avec les bateaux sur les grèves, ou le blockhauss de la plage.
C’est à la grande dune que se trouve le point culminant de l’île... 34m.
Les ballades avec le tramway de la STTST vous feront découvrir dans un décor exceptionnel les différents aspects de la forêt, de la paisible et tiède plage de Gatseau "la familiale" aux vagues et courants si dangereux de la pointe de Maumusson au bout de la grande plage.
En février St-Trojan fait la fête... la Fête au Mimosa... grandiose ! C’est la foule des grands jours... mais attention au retour sur le viaduc ça bouchonne dur !
Et pour se donner une idée de retour, le splendide panorama sur le courreau (bras de mer qui sépare l’île du continent et qui se termine au pertuis de Maumusson) avec le viaduc qui barre l’horizon au nord.
En résumé, St-Trojan c’ est l’air iodé, les huitres, les pins de son immense forêt domaniale, les mimosas. Mais c’ est aussi la plage, la découverte d’un environnement très attirant, la possibilité de pratiquer les soins en thalassothérapie, le musée ostréicole, la voile, le golf, l’équitation, le tennis, d’aller au cinéma, le petit train, les animations et fêtes... le tourisme quoi !

Vie pratique : L’Office du Tourisme au carrefour du port (Tél. (+33)5.46.76.00.86 / Fax (+33)5.46.76.00.86) est ouvert tous les jours en période estivale. Hors saison il est fermé le dimanche. Marché place des filles de la sagesse tous les jours en saison, mardi jeudi et samedi hors saison. Une zone commerciale et artisanale accueillante s’est installée à l’orée de la forêt et des colonies de vacances accueillent les enfants de nombreux organismes.

Hébergement : De nombreuses agences vous louent des appartements ou des maisons, les campings abondent et les hôtels de tous standing accueillent toute l’année. Le système des chambres d’hôtes se développent et les gourmands auront l’embarras du choix entre les restaurants, pizzerias, couscousserie ou crèperies.
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